L'été de mes nuits blanches

Publié le par Julie Fleury

Pauline Penot, L'été de mes nuits blanches.
Pauline Penot, L'été de mes nuits blanches.

"Gaël traîne son mal être et sa culpabilité comme un fardeau. Sa soeur aînée, Alix, a toujours mieux fait que lui (pense-t-il) : brillante élève entourée d’une cohorte de copains/copines, noctambule avertie, elle a le sens du rire et de la joie, tandis que lui, Gaël, pleurniche sur son sort. Au lieu du périple en Australie dont il rêvait, le voici saisonnier au château de Blois dont sa belle-mère est conservatrice. Géniales les vacances en perspective."

Pour déculpabiliser les ados

Gaël se trouve nul. Beaucoup plus nul que sa grande sœur à qui tout réussit, plus nul que ses copains (tous plus "cool" que lui), plus nul que la moyenne, quoi. Et comme si toute cette nullité ne suffisait pas, ses vacances cool avec ses potes en Australie (façon road-trip) se transforment en vacances chez sa belle-mère, à Blois. Génial.

Le jeune homme, bloqué dans ce "trou", sans nouvelles de ses amis partis sans lui, se replie alors sur lui-même et sur ses problèmes. En effet, Gaël est insomniaque chronique. Et ses insomnies, son petit "gnome dans la tête", l'empêchent d'être normal dans la journée. Fatigué, mou, c'est à cause d'elles qu'il est si nul, pense-t-il.

Mais à Blois, il découvre deux choses fondamentales : que sa belle-mère, une femme intelligente et passionnée, souffre aussi d'insomnies, et François Villon, cet auteur qui aura tout raté de son vivant.

Récit initiatique

Au travers de sa toute nouvelle passion pour François Villon, et soutenu par sa belle-mère, Gaël va se découvrir une personnalité insoupçonnée. Pas si nul que ça, le Gaël ! Et pas si épanouie, la frangine !

Au fil du roman, que l'on ne peut plus lâcher, Gaël va s'affirmer, petit-à-petit. Et finalement pouvoir raconter, sans honte, ses vacances à Blois, lors de la rentrée. Sur les traces de l'auteur, il trouvera même l'amour... mais chuuut ! Il faudra lire pour savoir !

En résumé : un bon roman-remède pour ado se sentant nul. Un livre que l'on ne veut plus lâcher, tant on s'attache à notre jeune héros.

Penot, Pauline. L'été de mes nuits blanches. Paris : Thierry Magnier, 2015. 9€50

Publié dans roman dès 16 ans

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